On peut dire que le rôle du psychisme est essentiel.
Si on ôte le cerveau à un être humain, que reste-t-il ?
pas grand-chose !..
Or dans ce cerveau, tout est connecté, aussi bien les informations
objectives véhiculées par les nerfs et par le sang, que les émotions,
les sentiments, les souvenirs du sujet et l´hérédité, la
mémoire de ceux qui l´ont précédé.
C´est pourquoi, il est difficile de dire qu´une maladie est d´origine psychique
ou non.
Bien des maladies physiques telles que le cancer, le diabète, la
polyarthrite rhumatoîde apparaissent après un traumatisme mental.
A l´inverse, des maladies mentales peuvent se déclencher après un choc
physique, un accident par exemple.
Ce qui est sûr, c´est qu´il y a eu choc,
traumatisme dans tous les cas et qu´il est enregistré dans le cerveau.
Ce que l´on constate devant une maladie installée, c´est un blocage, un
cercle vicieux qu´il s´agit de déverrouiller pour que les circuits
fonctionnent à nouveau normalement.
L´essentiel est surtout d´agir au
niveau du mental qui est beaucoup plus fort que le corps.
ceci peut aisément se comprendre car c´est au niveau du cerveau que toutes les
informations se rejoignent.
On sait qu´il n´est pas possible de guérir quelqu´un qui ne le veut
pas ( il est même difficile de guérir quelqu´un qui le veut trop ! car
là aussi, il y a blocage).
Les paroles dites à un malade ont leur importance car elles peuvent avoir un impact
significatif sur son cerveau.
Il peut arriver qu´un médecin, ou pire un grand professeur, spécialiste reconnu, dise :
- " Je ne peux rien pour vous et personne ne pourra jamais rien pour vous "
Il sera alors très difficile d´arriver à guérir cette personne car ces
paroles auront ancré la maladie dans sa tête.
En fait, ce type de réponse n´est pas du tout scientifique.
Ce professeur connaît-il tout pour formuler une telle affirmation ?
Tout change en permanence dans l´univers, pourquoi pas le malade et sa maladie ?
De telles pratiques malheureuses relèvent d´une forme de magie noire, le praticien, tel un
sorcier, se sert de tout le poids de son image, renomée, diplômes, expérience.. pour imposer au patient
quelque chose d´irrationnel et de négatif.
Si un médecin n´a pas réussi à soigner quelqu´un, il est normal qu´il
l´admette, mais surtout qu´il ne se justifie pas de son échec en bloquant
définitivement la personne dans une maladie présumée incurable qu´il n´a pas su faire
disparaître !
Il est plus honnête et plus positif de dire :
- Je n´ai pas réussi à vous soigner, mais je suis sûr
qu´il existe quelque part en vous... ou ailleurs, quelque chose qui peut vous aider,
un moyen de vous en sortir.
Recommencez à chercher les pourquoi et les comment
de cette maladie.
Le travail de déblocage mental est aussi à faire à propos des noms de
maladies
Certes les beaux diagnostics sont parfois utiles, mais souvent dangereux.
- " Vous avez le syndrome de Zollinger Edison "
- " Vous avez une maladie de Crohn " ...
Et le patient se retrouve avec une belle étiquette, mais dans un tiroir,
enfermé à clé.
Il vaut mieux se méfier des étiquettes tant pour le malade
que pour le médecin.
En effet, lorsque le diagnostic a été
formulé par un grand spécialiste, auréolé de ses compétences,
le médecin généraliste n´osera pas le remettre en cause, ni
aborder le problème d´une autre façon...
Il peut ainsi passer à côté d´une solution simple à cause
d´un nom rare et compliqué qui lui en aura imposé.
Même chose pour le malade, par exemple : une personne étiquetée "
sclérose en plaque ", a entendu ce mot chuchoté à la visite, ou
elle l´a lu à l´envers sur son dossier.
Elle va interroger le médecin.
La réponse sera : " mais non, vous avez une myélite "...
Toujours inquiète par ce mot inconnnu, elle ira consulter le dictionnaire apprendra que la sclérose en plaque est une
myélite ainsi que la description de la forme la plus typique : deux ans de survie,
description des poussées évolutives qui font perdre l´usage des jambes,
des yeux... Du fait même de l´étiquette, tous ceux qui sont autour d´elle
auront aussi tout cela dans la tête quand ils lui parleront, la regarderont.
Ce qui n´était pour elle au départ qu´une jambe engourdie, fonctionnant mal
de temps à autre, devient maintenant un schéma destructeur imposé,
martelé à chaque occasion... La maladie risque de flamber.
Il faut atténuer les dégâts psychologiques en rappelant quelques
vérités :
- Le nom qui fait peur, n´est qu´une étiquette, il y a beaucoup
d´hypothèses à propos des maladies et bien souvent personne n´en
connaît réellement les causes.
- Tout est toujours différent d´un individu à l´autre.
- Il y a des formes peu ou pas évolutives.
- L´important est de chercher à comprendre ce qui a pu enclencher la maladie
et ce qui a pu aider d´autres malades à s´en sortir.
- La valeur des statistiques est très discutable.
L´hôpital, les spécialistes, les examens quelquefois pénibles et
les médications dangereuses peuvent être utiles mais ne doivent pas " en
imposer ".
Pour redonner confiance au malade, il faut savoir les remettre à leur juste place.
Puisqu´ils ne détiennent ni les causes, ni le traitement, il ne faut pas prendre
trop au sérieux leurs étiquettes.
Quand c´est un traumatisme qui a déclenché les troubles, il vaut mieux
que la personne le sache, en prenne conscience et que celui qui veut l´aider,
essaye avec les mots, non pas d´éluder les
problèmes (ce que font les calmants, les antidépresseurs, ou le yoga...) mais de les
dépasser.
Par exemple :
Quand une mère déclenche un cancer ou un diabète après
avoir perdu un enfant, ou quand un enfant perd son parent à la période fragile
de la puberté, il vaut mieux essayer de chercher et de comprendre quel a
été le facteur déclenchant et le signaler franchement à la personne malade.
Qu´elle puisse réaliser qu´elle
est trop sentimentale et trop émotive.
En effet, il faut faire
réaliser à la victime que ce n´est pas " aimer "
une personne disparue que de se rendre malade de cette disparition.
Il y a souvent au
fond du problème, un
sentiment de possession, " mon enfant ", " mon père ".. On
n´admet pas qu´on vous l´ait pris.
C´est le refus d´un
risque qui fait partie de la vie.
On peut lui permettre de s´apercevoir de son erreur en poussant le raisonnement, par exemple :
- " imaginons un peu que chacun ait le droit de choisir ceux qui parmi ses proches
seraient immortels, qui de ses parents, qui de ses enfants, de ses frères, de ses amis... Ce
serait monstrueux ! Il n´y aurait bientôt plus la place de tenir debout sur
Terre !"
Dans le même ordre d´idée, il est utile de faire prendre conscience au
malade du sentiment de possession qu´il a vis-à-vis de la maladie :
- " mon ulcère ",
- " ma sciatique ".
Il y a quelquefois même,
risque de manque, en faisant disparaître brutalement une douleur ancienne à
laquelle quelqu´un est habitué sans l´avoir prévenu et un peu
aidé à accepter l´idée d´un changement.
La maladie n´est pas une malédiction inéluctable, mais plutôt un
" paquet de nœuds " ayant plusieurs causes, plusieurs solutions...
Le malade doit se considérer en tant qu´individu et ne pas s´installer
dans sa maladie.
L´essentiel pour lui est petit-être autre chose que cette
maladie.
Quand la maladie devient, secondaire dans son esprit, elle a toutes les chances de
disparaître.