Tous les êtres vivants ont à affronter
des agressions dans le milieu où ils vivent : heurts, traumatismes, infections, intoxications, etc...
Ils doivent s´y adapter pour survivre et ce combat permanent est à la base de
l´évolution des espèces vivantes.
Quand on sait que la mémoire est transmise à la descendance soit sous forme
immatérielle ( langage, attitudes, façon de penser), soit sous forme
matérielle (mémoire génétique), on peut dire
qu´un individu vivant aujourd´hui porte inscrit en lui toutes les victoires et
toutes les défaites de ses ancêtres dans leur lutte pour la vie. Il porte
également en lui la façon dont ces combats ont été perdus ou
gagnés.
Prenons un exemple :
Imaginons, un grognard des armées de Napoléon pendant la retraite de Russie,
vaincu, exténué, grelottant de froid et de faim.
L´effort à
accomplir pour sa survie est énorme, il se décourage et trouverait dans la mort une
délivrance. Il contracte alors une tuberculose dont il mourra après son
retour en France. Avant d´en mourir, admettons qu´il ait conçu un enfant.
A travers cet enfant, toute une lignée de descendants garderont mémoire de cette maladie et des
circonstances de son apparition.
Bien plus tard, au cours de la dernière guerre mondiale, admettons qu´un de ses descendants
Alsacien, se trouve enrôlé de force dans l´armée allemande
pour combattre sur le front russe.
Les circonstances font qu´il se retrouve alors dans
les mêmes conditions physiques, psychologiques, et climatiques que son
aïeul.
La mémoire inscrite au fond de lui fait qu´il a toutes les
chances de contracter la tuberculose à son tour.
Ainsi :
- La maladie est apparue chez l´aïeul comme la conséquence
d´un abandon momentané de son désir de vivre, lié à
des circonstances trop agressives.
- La tuberculose du descendant est la conséquence de son incapacité à
surmonter le problème légué par l´aïeul.
Si le grognard avait réussi à surmonter l´handicap, il ne serait pas
tombé malade et aurait transmis à ses descendants
une possibilité de plus de ne pas être tuberculeux, au lieu de transmettre une
mémoire-maladie.
L´évolution physique d´un être vivant est fonction des changements
du milieu dans lequel il vît. Chaque variation de milieu
entraîne chez lui un effort d´adaptation dont il gardera la
mémoire.
Une évolution harmonieuse suppose la superposition de mémoires
d´adaptations successives mais proches les unes des autres.
Un être vivant ne
peut pas intégrer plus d´informations évolutives qu´il ne peut en
assimiler.
Ainsi le grognard s´est trouvé saturé d´informations
évolutives et débordé dans ses capacités d´adaptations. Il
a refusé de combattre et de triompher de la nouvelle
réalité trop agressive et a fait inconsciemment appel à la maladie
et à la mort comme un ultime refuge.
Quel impact a-t-il sur la santé de l´homme moderne qui croule
devant l´accumulation des agressions : stress, surmenage, pollutions de l´air, de
l´eau, des aliments, tabac, drogues, viol permanent du mental, conditionnements,
règlements et contraintes multiples,.. etc ?
Ces traumatismes d´un nouveau genre ont amené l´apparition de maladies nouvelles dites "
de civilisation " qui en fait témoignent d´un refus de cette civilisalion.
Aujourd´hui tout s´accélère de façon vertigineuse du fait
de l´évolution technique, de la circulation rapide des informations et de
l´explosion démographique.
L´homme n´a plus le temps de
s´adapter et d´évoluer.
Du fait même du développement
disproportionné de sa propre espèce, il se voit imposer beaucoup trop
d´agressions, d´où une envie accrue de fuir.
Il est inconscient de la plupart de ces agressions, par le fait du conditionnement et de
l´habitude. L´homme des villes est agressé en permanence par le bruit, la pollution...
mais n´en a plus conscience, n´y réagit plus.
Incapable d´assimiler toutes ces données évolutives, il va les refuser :
- S´il les refuse mentalement, il se réfugiera dans la drogue, les
tranquillisants, le yoga, les loisirs, les maladies mentales.
- S´il les refuse physiquement, elles se traduiront par l´allergie, l´infarctus, le cancer,
la leucémie ou le suicide...
Différents éléments contribuent à nous rendre encore plus
vulnérables :